Notre langue évolue sans cesse, elle est « vivante ». Alain Rey expliquait lors d’un entretien accordé au magazine Le Point : « […] tous les mots méritent d’être pris en considération à partir du moment où 15%, voire 20% de la population française les emploie ».
La crise sanitaire que nous traversons a ainsi permis l’ajout dans les dictionnaires de certains mots, l’évolution d’un vocabulaire existant et la naissance de nouvelles expressions. En voici un aperçu :
- déconfiner et déconfinement ont intégré le dictionnaire Le Robert ;
- covid, acronyme anglais, abréviation de coronavirus disease a bien sûr fait son entrée. À savoir : il ne prend pas de majuscule et peut être masculin ou féminin selon Le Robert. L’Académie française le recommande féminin ;
- cluster existait déjà mais a vu sa définition actualisée ;
- présentiel : « Se dit d’un enseignement à suivre sur place et non à distance » ;
- distanciel, quant à lui, n’est pas encore admis officiellement. On doit lui préférer « à distance » ;
- distanciation sociale est une expression qui ne fait pas l’unanimité. C’est la transcription de l’anglais social distancing. L’Académie précise qu’à l’origine, le mot Distanciation désigne le refus de se mêler à d’autres classes sociales. Parler de « distance physique » serait donc plus approprié.
- geste barrière, bien intégré, a même deux pluriels : « gestes barrières » ou « gestes barrière ». Les deux sont admis, du moment qu’on est capable de justifier son choix ;
- télétravail : « Activité professionnelle exercée à distance de l’employeur grâce à l’utilisation de la télématique » selon Larousse. Si vous le pratiquez, sachez que vous êtes un télétravailleur ou une télétravailleuse ;
- téléconsultation, incontournable cette année ;
- patient zéro, immunité collective, traçage numérique, réserve sanitaire, etc.
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